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mardi 24 janvier 2012

F-Haine



 Le dictateur de Charlie Chaplin (1940)


La fille Le Pen et sa clique en 28 minutes sur LCP : Marine Le Pen, une révolution au Front.
L’emballage a été (légèrement) relooké pour un marché porteur, mais à l’intérieur, c’est toujours la même saleté haineuse. Son énergie, sa violence, celle de ses émules font froid dans le dos.

Pendant ce temps, le ministre de l’intérieur et de l’immigration est très fier de ses chiffres
:
Un record d’expulsions (près de 33 000), un nouveau tour de vis sur l’immigration légale, et quelques tours de passe-passe statistiques. A trois mois de la présidentielle, Claude Guéant a fait la preuve hier que Nicolas Sarkozy ne cédera pas un pouce de terrain au Front national sur la question de l’immigration. LA SUITE

Chronique fiction - Le jour où... Nicolas Sarkozy songera à voter Marine Le Pen

Sur ce site :  Marine Le Pen, l'héritière




samedi 17 décembre 2011

Marine le Pen, l’héritière

documentaire de Caroline Fourest et Fiammetta Venner

Affiche électorale du parti National socialiste de 1932 
(Du travail et du pain avec la liste national socialiste)


 


A propos d’Eva Joly
Je trouve profondément indécent que quelqu’un qui est devenu Français à 20 ans [...], qui a la double nationalité, puisse poser sa candidature. 
Marine Le Pen - 30 janvier 2011


Si, comme moi,  vous avez manqué le documentaire sur le père diffusé sur France 3, Le diable de la République, vous avez une semaine pour voir celui qui concerne la fille : « Marine Le Pen, l’histoire d’une héritière » de Caroline Fourest et Fiammetta Venner.

Le portrait qu’il en est tracé est d’autant plus glaçant que la fille Le Pen est crédité de près de 20 % d’intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle, et que dans le contexte actuel, avec son virage« national-socialiste » l’accession du F.N. au pouvoir n’apparaît pas du tout comme improbable. 


Alors, "malheureux", "en colère" ou inquiets, tous les électeurs tentés par le vote FN ou l'abstention (qui fera mécaniquement monter l'extrême droite), devraient avoir vu ce documentaire diffusé ce jeudi à 23H10 sur France 2 (bravo le service public !), rattrapage sur Pluzz !



Le billet de Sophia Aram sur France Inter : "Gros cons ?"



Le retour du national-socialisme par Christian Chavagneux

Le programme économique passéiste et irréaliste du FN   Le Figaro du 8/4/11

 

 Les fils de l'homme (children of men) d'Alfonso Cuaron  Bande-annonce VOST

jeudi 11 août 2011

« En finir avec un système financier parasitaire »





Est-on entré dans un cycle dévastateur, fait de plans de rigueur, de récessions, puis de nouveaux plans de rigueur ?

La bonne réaction des politiques serait de dire que le G20, la Commission européenne prennent des mesures contre les agences de notation qui ont le droit de vie ou de mort sur les Etats ; contre les marchés financiers pour réduire leur importance. La bonne réaction serait de voir la BCE dire qu’elle financera toutes les dettes publiques de la zone euro et qu’on émette des euro-obligations. La bonne réaction serait de se mettre d’accord sur une nouvelle gouvernance européenne acceptable par les peuples, axée sur la croissance et le plein-emploi plutôt que sur la réduction des dettes et des déficits à tout prix. Or, au lieu d’une coordination par le haut, on la fait par le bas : les Européens croient rassurer les marchés en annonçant des plans d’austérité. Lesquels pèsent sur la croissance et, au fond, ne les rassurent pas. Quand la Grèce perd 4,5% de croissance, ça ne rassure pas. On est entré dans un cercle vicieux, une dynamique perverse entre Etats et marchés qu’il faut absolument briser.

Les responsables politiques français réagissent-ils bien dans la séquence actuelle ?

Je suis atterré par l’attitude du gouvernement français, qui se dit prêt à faire davantage d’effort, à faire de la réduction des déficits la priorité absolue alors que si tous les Européens s’y mettent, la croissance chutera et il sera impossible de tenir cette règle d’airain. Le plus tragique, c’est que certains au PS sont sur la même ligne et pensent que l’avenir de la France passe par un retour à 3% de déficit en 2013. Chaque fois que les marchés élèveront la voix, les Etats réduiront leurs dépenses publiques et sociales. C’est une démission de la démocratie. Elle est déjà à l’œuvre puisque la BCE conditionne son aide à l’Italie à une feuille de route de politique antisociale…


Andreas Gursky Chicago Board of Trade II (1999)

Au G20 de Londres, en 2008, les Etats avaient la main sur la finance…
Le lobby bancaire et financier a convaincu la classe dirigeante de torpiller toute tentative de régulation. Nicolas Sarkozy et le G20 avaient la bonne position : réduire la puissance des marchés financiers. Soutenir l’activité au profit de l’emploi. Le G20 n’a pas vu que la croissance ne pouvait pas repartir comme avant. Les ressorts de la croissance avaient, surtout aux Etats-Unis, été alimentés par les bulles financière, immobilière, et l’endettement des ménages. Après la crise des subprimes, il aurait fallu réinventer une autre croissance, basée sur la réindustrialisation, la hausse des salaires et le tournant écologique. Mais les vieux dogmes de l’efficience des marchés financiers, du «moins d’impôts» comme des excès des dépenses publiques ou sociales, ont réapparu… [...]

Que faire ?
Il faut avancer des alternatives à l’austérité programmée et arrêter la course à la rentabilité, la compétitivité, les pactes de stabilité, la gouvernance actionnariale des entreprises. Il faut en finir avec un système financier parasitaire. Laisser des banques faire faillite si elles ont trop spéculé, séparer leurs activités de dépôt et d’affaire. Et avoir, enfin, un secteur public de la finance démondialisé. Sinon, on conservera un système inefficace, injuste et non productif.

Entrevue d'Henri Sterdyniak, directeur du département Economie de la mondialisation à l’OFCE et l’un des co-animateurs du Manifeste des économistes atterrés dans Libération du 11/8/2011






Émeutes de 2005 dans les banlieues françaises

jeudi 19 mai 2011

L’opposition orpheline de son champion ou l'immaturité en politique



L’arrestation de DSK sous toutes ses coutures ce matin dans la revue de presse de France Inter. Sur ses conséquences politiques, à lire les journalistes (et à nous entendre), le problème essentiel serait l’absence d’un aussi bon candidat d’opposition pour les élections présidentielles.

Comme si notre avenir dépendait d’un seul homme (ou d’une seule femme bien évidemment), comme si les français avaient besoin d’un « Führer » (ou d’un « Duce » pour ceux qui préfèrent l’Italie).
M’enfin, c’est quoi cette conception immature de la politique qui voudrait qu’on ait besoin d’un "papa" (ou d’une "maman") qui guide le pays.
Je me fous de qui sera le candidat à la président de la république en 2012 (Van Rompuy à la présidence et Lady Ashton aux affaires étrangères de l'UE donnent toutefois une idée des limites de l’inacceptable à ne pas franchir)
L’important, n’est-il pas le projet et les équipes qui le conduisent dans nos différentes institutions politiques ?
Oui, je sais. Notre constitution donne un pouvoir sans pareil au président, mais d’ailleurs, pourquoi ne pas prévoir dans le projet une réforme constitutionnelle qui réduirait le pouvoir du monarque ?

 

lundi 16 mai 2011

Epilogue DSK : C’est pas du jeu !



Non ! Pas ça ! 
DSK OUT pour une accusation de tentative de viol d’une femme de chambre ? Je n’y crois pas. C'est pas du jeu. Comme d’habitude, le débat d'idées n’aura pas eu lieu.
Si les faits sont avérés, France-Inter va devoir réembaucher Stéphane Guillon. 



Stéphane Guillon à propos de Dominique Strauss-Kahn sur France Inter

Sur ce sujet,  lire aussi le billet savoureux de La Meuf sur le blog c'est la gêne